Sécurité et transport

Infrastructures & transports

La sécurité est au cœur des préoccupations des industriels de la chimie dans la gestion de ses transports : chargement/déchargement, calage/arrimage, transport de matières dangereuses.

Chargement - déchargement

Le transport de produits chimique répond aux contraintes de la réglementation sur le transport de marchandises dangereuses, qui inclue les opérations de chargement et de déchargement.

Mais le dépotage de produits chimiques peut présenter des risques aussi -voire plus- importants que ceux d’une unité de production.

La profession encadre donc strictement ces opérations : promotion de la réglementation et échanges de bonnes pratiques.

L’UIC organise régulièrement des Retours d’Expérience diffusée via les publications du département Technique.

Calage – arrimage

La sécurité des charges pour les transports de colis est encadrée, pour le transport de marchandises dangereuses, par la version 2013 de l’ADR (Accord européen relatif au transport international des marchandises Dangereuses par Route) qui fait référence à une norme récemment révisée.

L’occasion est donc donnée à l’UIC de promouvoir la démarche :

  • sensibilisation des entreprises aux règles de sécurité,
  • conseil sur les organismes susceptibles de proposer des formations aux opérateurs.

   

Sécurité ferroviaire

Le rapport n°009544-01 du CGEDD fait l'état des lieux des infrastructures et des modes d'exploitation ferroviaires dans les triages par lesquels transitent des wagons de marchandises dangereuses.
L’UIC a été auditionnée dans le cadre de cette mission.

Il ressort de ce rapport que le triage des wagons de marchandises dangereuses présente peu de risque mais que, si le niveau de risque est faible, les efforts doivent se maintenir.

Après plusieurs déraillements de wagons transportant des marchandises dangereuses sur des triages ferroviaires, le secrétaire d’état aux transports a demandé au Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) d'analyser le niveau réel de sécurité des infrastructures de triage et de leur mode d'exploitation.

Le rapport du CGEDD, publié le 24 juillet 2015, fait le point sur l'accidentologie dans les centres de triage. S'il est constaté un faible risque d'accident, le CGEDD encourage une poursuite active des efforts de prévention et de gestion de la sécurité, et émet quelques recommandations pour encore mieux maîtriser les risques. Tout au long du rapport, le Conseil pointe les actions prioritaires sur lesquelles il faut se concentrer pour améliorer encore plus la sécurité des triages.

Réduction du nombre d'événements de sécurité lors du triage des wagons de marchandises dangereuses

Le CGEDD met en évidence une réduction du nombre d'événements de sécurité sur les triages entre 2010 et 2013.

Bon état général des infrastructures de triage

Constat positif : le bon état général des infrastructures de triage. L'état des installations de cinq sites gravitaires apparaît globalement correct voire très correct, notamment au niveau aval de la bosse, qui est le plus critique du fait de la vitesse des wagons non encore freinés, du nombre d'appareils de voie permettant le triage et de la présence des freins.

La sécurité sur les sites ne pose également pas de problème. Le CGEDD relève le fait qu'elle a même été améliorée ces dernières années par le renforcement des clôtures et la mise en place de contrôles d'accès sur les sites.

Nécessité de faire évoluer la classification des alertes

A l'issue de son rapport, le CGEDD s'interroge sur la pertinence du système de classification des alertes en cas d'incidents sur le triage : le CGEDD considère que la classification binaire des alertes posée par l'arrêté du 12 août 2008 relatif aux plans d'intervention et de sécurité sur le réseau ferré national n'est pas appropriée en ce qu'elle impose à l'exploitant d'alerter les sapeur-pompiers dès qu'un wagon de marchandises dangereuses a déraillé en raison de son classement en alerte de type 2, quand bien même aucun risque n'est relevé.

Il est d'ailleurs relevé que cette classification va bien au-delà des exigences posées par le règlement concernant le transport international ferroviaire de marchandises dangereuses (RID) et l'arrêté du 29 mai 2009 relatif aux transports de marchandises dangereuses par voies terrestres (TMD).

Une modification de l'arrêté du 12 août 2008 est donc recommandée pour adopter une classification plus fine visant à exclure les déraillements bénins de wagons de matières dangereuses de la classification de type 2 et en conséquence supprimer le caractère systématique de l'appel et donc du déplacement des services de secours externes alors que la situation est sans risque.

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Les actions de l’UIC

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La Mission TMD est bien consciente de l’effet préjudiciable de la médiatisation d’un incident ferroviaire mineur, pour le transport de marchandises dangereuse et, plus largement, pour le transport ou pour les entreprises industrielles.

D’une manière générale, le ministère est plutôt du côté des industriels et des exploitants ferroviaires sur ce sujet.

Choix du mode de transport

Les industriels de la chimie considèrent la sécurité comme le 1er élément de choix d’un mode de transport, derrière la fiabilité puis le prix, selon une enquête menée auprès des adhérents de l’UIC.

Quels sont les éléments qui entrent le plus en compte dans le choix de votre mode de transport ?

  1. Sécurité
  2. Fiabilité
  3. Prix
  4. Réactivité
  5. Flexibilité
  6. Capacité
Les infrastructures de transport de fret en France

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