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TRANSAID : de la nécessité de faire connaitre le dispositif

20/12/2017 - Infrastructures & transports

La communication dans les régions sera la priorité TRANSAID 2018

Plusieurs retours d’expérience ont été présentés lors de la dernière réunion de l’année du Groupe de Travail « Intervention en cas d’accident de transport ».

Parmi eux, certains dysfonctionnements ont été relevés :

  • Des échanges très difficiles avec les sapeurs-pompiers sur place qui sollicitent l’entreprise par téléphone,
  • Des informations récupérées sur Internet avant de les obtenir de la préfecture,
  • Des informations incomplètes sur le type de transport, ne permettant pas à l’adhérent de comprendre l’objet exact de la sollicitation.

Ceci révèle une méconnaissance du dispositif TRANSAID par les services de secours dans de nombreuses régions.
Plus précisément, les exploitants sont sollicités parce que leur numéro de téléphone figure sur certains documents de transport, en particulier s’ils sont expéditeurs ou destinataires de la marchandise, ou bien parce qu’un sapeur-pompier connait personnellement un salarié de l’industrie chimique. Mais dans de trop nombreux cas, ils ne sont pas sollicités par un déclenchement du protocole TRANSAID.
Ceci a souvent pour conséquence de nombreuses méprises, un manque de coordination des services et, in fine, le net ralentissement des opérations de gestion de crise et la perte de confiance des adhérents dans le protocole.
On constate donc sur le terrain un important problème de communication relative au dispositif TRANSAID et à ce qu’il peut apporter.

En effet, très nombreux sont les services de secours qui n’imaginent aucunement les compétences et les moyens dont disposent certains sites adhérents.

Afin de faire connaitre TRANSAID dans tous les SDIS  de France, il a donc été décidé :

  •  Après chaque événement, de prendre le temps d’échanger à froid avec les sapeurs-pompiers voire avec la préfecture. Ce travail pourra être mené par le centre d’appui de la Zone concernée ou l’UIC régionale ;
  • Si l’on est informé, par exemple par la presse, d’un accident pour lequel l’industrie n’a pas été sollicitée, de contacter les services de secours. De la même façon, cela pourra être fait par le centre d’appui ou l’UIC régionale ;
  • Régulièrement, dans chaque UIC régionale et dans chaque centre d’appui, d’organiser des réunions avec les services de secours, par exemple pour faire visiter les installations industrielles et présenter les moyens qui peuvent être mis à disposition dans le cadre du protocole.

Il est certain que les échanges réguliers avec les services départementaux et les visites de sites amènent clairement les services de secours à avoir le « réflexe TRANSAID ».

Ceci est donc à construire dans toutes les régions et à conserver.

Pour aider le réseau dans cet important travail, il a également été décidé que l’UIC nationale devait reconstruire des liens étroits avec la DGSCGC , afin de crédibiliser le travail sur le terrain et de maintenir le réseau.

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